lundi 28 juillet 2014

L'ultime con se bat

Par LordPouic

Ceci est le meilleur screen jamais réalisé.
Dans le monde du nanar, les films engendrent rarement des suites (et il est encore plus rare qu’elles soient réussies). Lorsque cela arrive, ce sont des copies de l’original avec un « 2 » derrière le titre ou bien des réutilisations de films à succès (comme le nanar italien Aliens 2, tourné bien avant Aliens, le retour). Mais, parfois, un petit miracle se produit, et une suite, fidèle à l’original, apparaît comme par enchantement. Aujourd’hui, je vais vous parler de l’une de ces pièces peu communes : la suite de Deadly Prey (qui a été traduit en français par L’ultime combat), Deadliest Prey (oui, le titre est très recherché).

Vous vous demandez peut-être pourquoi j'ai choisi cette suite plutôt qu'une autre. En fait, c’est essentiellement pour l'histoire derrière sa production, les coulisses, dirons-nous. Deadly Prey est un nanar pure souche. Scénario inexistant, acteurs caricaturaux des films d'action, bande son donnant l'impression que les films X ont de vrais directeurs artistiques. Vous imaginez le reste. Et c'est justement sa médiocrité extrême – sinon grotesque – qui a su fédérer une fanbase gigantesque à travers le monde. Face à l’engouement pour ce chef-d’œuvre magique, David A Prior, le réalisateur de Deadly Prey (oui, il y a eu un réalisateur), a souhaité la suite de son plus grand film. Parce qu’il aime ses fans. De cette idée naquit Deadliest Prey, vingt-cinq ans après le premier opus. Le truc en plus ? Le casting d’origine est toujours au rendez-vous.


Mais avant de parler de cette suite, revenons sur le premier opus. Synopsis : Mike Danton, un beau blond bodybuilder file avec sa femme (blonde aussi) le parfait amour. Mais un jour, alors qu’il sort les poubelles en slip, il se fait capturer par de vilains mercenaires (bruns) pour servir de cible d’entraînement durant  une chasse à l'homme dans la forêt d'à côté. Mais pas de chances pour les apprentis mercenaires en soif d’expériences sanguinaires, Mike n'est pas n'importe qui ! Il est le premier disciple de l'ex-colonel Logan (faux blond), chef des mercenaires (comme par hasard), et bien sûr un meurtrier intrépide plus fort qu'une armée entière ! A côté, Rambo, c'est une couille molle.

La virilité.
Et c'est comme ça que ce nanar prend forme : Monsieur Danton, livré à lui-même dans la forêt, avec pour seuls compagnons un slip en jean moulant et ses muscles pré-huilés, doit recourir à d’innombrables façons de trucider tous les mercenaires à sa portée ! Et c'est là que se trouve tout le brio de ce film. Pendant une demi-heure, une bonne  centaine de faux militaires malhabiles meurent sous les coups de poings, les coups de couteaux, les tirs de fusils, les grenades, les pièges faits de lianes, de notre bon vieux Mikou (le reste de l’énumération de tous les moyens de tuer dans ce film se situe en bas de l’article) et tout cela entrecoupé de scènes « Man versus Wild », où l'on peut voir notre héros se remettre un bras déboîté grâce à un caillou sous l’aisselle ou bien apprendre à trouver le bon ver de terre à manger !

Mais les pertes astronomiques ne vont pas décourager notre grand méchant, Logan, qui, grâce à son meilleur homme (un brun avec des Ray Ban), réussit à capturer notre gentil père de famille sanguinaire. Et après un interrogatoire à la limite du soutenable (comprendre qu’il ne se passe rien), son ami d'enfance – qui s'est bien sûr enrôlé parmi les mercenaires – se rend compte qu'il n'arrivera a rien avec eux et aide naturellement notre héros à s'en sortir (oui oui, ce type sort de nulle part). Après ce petit moment de calme, on retourne à l'action pour une deuxième demi-heure où cette fois, ayant compris la force de leur seul ennemi, les tanks, les hélicoptères et les explosifs en tout genre fusent jusqu'à arriver à un climax d'une absurdité totale que je vous invite à visionner tant cette scène est indescriptible et remplie de nanardise (spoiler : attention, testostérone).

Mon idée de base était de vous parler des deux films en un article, mais devant un narnar si puissant, il m'a été strictement impossible de réduire, donc see you soon dans une seconde partie pour l’étude approfondie de la suite, Deadlyest Prey.

Un peu de rêve, de quoi vous faire tenir jusqu'au prochain article.



Liste des moyens de tuer quelqu'un quand on est en slip dans les bois 
(et qu'on est dans un nanar des années 80)

- Explosion de testicules à la grenade 
- Coup de tronc de d'arbre.
- Sabotage de tank (oui, un tank, pour un pauvre type dans les bois, à côté, Rambo, en toute objectivité, c'est vraiment une couille molle).
- Tir sur hélicoptère en vol .
- Camouflage sous des fougères dans un trou de deux mètres creusé en moins de dix secondes pour une embuscade.
- Création d'un éboulement.
- Triple lancé de couteau dans la gorge
- Grenade dégoupillée cachée sous la tête d'un soldat assommé.
- Pièges lanceurs de pieux.
- Pièges attrapant les méchants puis les lançant dans des fosses remplies de branches affûtées (oui, c'est complexe pour un seul homme en quelques secondes, mais bon, fuck la logique.)
- Grenades coupant les arbres pour écraser les mercenaires (bah oui, pourquoi lancer la grenade ?)
- Retenir sa respiration pendant vingt minutes en attendant qu'un ennemi passe pour le trucider.
- Même chose, mais sous un tas de feuille.


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